mardi 17 octobre 2017

Un Baobab pour Lady Lily - Caroline Hurtut & Amandine Dugon

Auteur: Caroline Hurtut
Illustrateur: Amandine Dugon
Collection Rêves Bleus - Éditions d'Orbestier
Prix: 15.00 €

Un Baobab pour Lady Lily a été une très belle découverte pour moi qui ne lit que peu d'albums; un régal autant pour mes yeux que pour mon esprit. A vrai dire, j'ai été tellement charmée que j'ai décidé d'en lire davantage à l'avenir.

C'est la couverture qui m'a tout de suite fait tombée amoureuse et lorsque j'ai contacté les éditions d'Orbestier, ils ont eu la gentillesse de m'envoyer un exemplaire. Comme toujours, mon avis sera malgré tout 100% objectif.

Hey coucou!

Résumé: Un beau jour, alors qu’elle se promène dans son magnifique jardin anglais, Lady Lily découvre en son milieu un curieux baobab. Stupéfaite, elle est loin d’imaginer que c’est pour elle le début d’une incroyable histoire pleine de surprises… Car quoi de plus étonnant que de commencer une correspondance à travers des plates-bandes de fleurs, entre glycines et bananiers ? Une histoire drôle, insolite et tendre pour les petits et grands amoureux sans frontière.

Donc la couverture - et sa sublime illustration signée Amandine Dugon - m'a envoûtée à la seconde où j'ai posé les yeux dessus et j'ai eu la très agréable surprise de découvrir des dessins tout aussi magnifiques à l'intérieur du livre. J'ai pensé vous en mettre quelques photos mais je vais m'arrêter à une pour ne pas gâcher la surprise de ceux qui voudraient se laisser tenter.

Avouez que cette illustration vous représente autant que moi les Pandas ! (Pour info, le reste de l'album revêt des illustrations + fleuries et agréablement claires et colorées)

Alors oui, les illustrations sont tout simplement à tomber mais elles n'auraient pas autant d'impact si le texte ne suivait pas en terme de qualité. Hors, pas de souci à ce niveau là. La plume de Caroline Hurtut est charmante, poétique, délicieuse. On retrouve ici une histoire tout à faire adorable, une ôde à la nature et aux rencontres qui changent une vie.

Bon allez, vous êtes trop mignons, vous méritez une autre illustration.



Un Baobab pour Lady Lily c'est donc une histoire parfaite dans un écrin d'une douceur exquise; je le recommande à tout les rêveurs qui aiment savourer des histoires magiques et surréalistes. Je suis tombée amoureuse, totalement. Et je suis sure que ce sera votre cas.

Cet album respirant la sensibilité mérite d'être connu. Reconnu. Lu pour soi-même. Lu à ses enfants. Offert à ses proches. Offert à soi-même parce qu'on s'aime.
Bref, offrez-vous une plongée poétique dans un jardin magique et, tout simplement, laissez-vous séduire.

dimanche 1 octobre 2017

A Good Girl - Amanda K. Morgan

Auteur : Amanda K. Morgan
Éditions : Lumen
Prix : 15,00 €

A Good Girl : surprenant jusqu'au bout !

A Good Girl aura été une vraie bonne surprise ! En le commençant, je m'attendais à aimer, à passer un bon moment mais pas à être vraiment étonnée comme ça concernant la tournure des évènements. Et ça, c'est forcément un très bon point pour commencer !

Résumé : Ses amis la pensent parfaite, et pourtant...
Ce qu'il faut savoir sur Riley Stone :
1. Riley Stone est la perfection incarnée (Demandez autour de vous.)
2. Elle a un faible pour son prof de français, Alex Belrose. (Qu'elle soupçonne ne pas être indifférent à son charme.)
3. La vie entière de Riley est déjà planifiée. (Ce n'est pas négociable.)
4. Elle a toujours su préserver ses petits secrets. (Toujours.)
5. Riley est persuadée que sa vie est sur la bonne voie. (Et rien ne pourra y changer quoi que ce soit.)
6. Elle n'a rien d'une adolescente ordinaire. (Et ne s'en cache d'ailleurs absolument pas.)
7. Les petits jeux, ce n'est pas vraiment son truc. (Mais s'il faut s'y prêter, elle gagne toujours.)
L'un de ces jeux est sur le point de commencer, elle le sent... Sauf que Riley a un plan. Et elle compte bien l'emporter. Car elle ne perd jamais.


Je pense que cette chronique sera très courte car il est difficile de parler de ce roman sans trop en dire. Si vous voulez garder (toutes) les surprises intactes, mieux vaut ne pas trop chercher à en savoir. Du coup, la chronique sera courte, mais garantie sans spoiler parce que je suis méga-cool. 

Ce que j'ai aimé :
  • J'étais tombée amoureuse de la couverture à l'instant où je l'ai vu mais, clairement, après avoir lu ce livre, je me rends compte qu'elle est à 100% parfaite en tout point. Non mais vraiment, c'est rare de se trouver face à quelque chose d'aussi pertinent et esthétique alors je le dis. Si je ne dis pas de bêtises, c'est une couverture Made in Lumen! Voici la couverture VO :

  • Riley est un personnage adorable et détestable à la fois. Le genre de fille mieux que nous (et on ne peut pas laisser passer ça) et à la fois capable de manipuler son monde avec brio (ça, ça impose un minimum le respect).
  • La narration est à la première personne, aussi, le lecteur sera plongé dans les pensées de la jeune femme dont la noirceur, l'intelligence et les incertitudes se révéleront peu à peu. Top !
  • Alex, le professeur, est un personnage difficile à cerner dans l'ensemble mais il m'a fallut un chapitre pour le détester. C'est comme ça je suis sans pitié. Cependant j'ai adoré me poser pleins de questions à son sujet tout au long du roman tout en félicitant intérieurement l'auteur de me faire tourner en bourrique!
  • La fin est absolument délicieuse et inattendue ! YAS ! Les romans capables de nous faire pousser un "mais noooooon!" choqué devraient tous figurer sur une liste et recevoir des récompenses. Amen.
Ce que je n'ai pas aimé :
  • J'ai quand même trouvé que le roman n'allait pas assez en profondeur ; que ce soit dans les personnalités des héros, dans "le dérangeant" ou dans l'importance des personnages secondaires. Dommage car c'est là, à mon sens, son seul défaut... Mais un gros défaut ! On ne refuse jamais + de détails dans un roman lorsqu'ils promettaient d'apporter poids et crédibilité à l'histoire !

En bref :
A Good Girl est un roman très dur à lâcher une fois qu'on l'a ouvert. Le lecteur se retrouve happé dans une spirale mêlant puissance d'un premier amour et secrets découverts, confiance trahie et révélations fracassantes. A travers les pages de ce roman bien exécuté, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et je me suis laissée surprendre avec plaisir par l'auteur qui dirige des personnages tordus avec talent !
Cependant, en prenant le temps de repenser à l'histoire, je retrouve pas mal de choses qui auraient mérité d'être creusées afin d'offrir davantage de profondeur à un roman qui me laissera une petite pointe de déception.

mardi 26 septembre 2017

The Crime - Marie Rutkoski

Auteur : Marie Rutkoski
Éditions : Lumen
Prix : 15,00 €

Un second tome étonnant et intelligent!

Dans The Curse, le lecteur faisait la connaissance des personnages ainsi que de l'Histoire de Herran et de la Valorie. Surtout, il était témoin de l'amour naissant entre une Valorienne et son esclave et assistait à un sacré retournement de situation à la fin ! Finalement, malgré l'esclavage et la violence, les débuts de la trilogie semblaient presque doux comparé à cette suite. Non pas parce que le deuxième tome comporte des bains de sang à n'en plus finir mais plutôt parce que Marie Rutkoski va prendre les cœurs des personnages (et les vôtres) et les maltraiter avec sadismes pendant 530 pages. Au calme.

Tranquilou. 


Résumé : Gagner peut être la pire des malédictions...
Fille du général le plus titré de l'Empire, Kestrel a eu la faiblesse, alors qu'elle réprouve l'esclavage, d'acheter dans une vente aux enchères un jeune homme du nom d'Arin. Pire encore, elle a eu la bêtise de lui permettre de devenir son ami... et de laisser la ville entière s'en émouvoir. Elle n'a compris qu'au dernier moment son erreur, en découvrant l'impensable : espion aux ordres de son peuple oppressé, les Herranis, le jeune homme était là depuis le début pour la trahir, pour renverser le pouvoir.

À présent, tout a changé. Kestrel a été contrainte de lutter pour sa survie. Elle a vu ses amis tomber autour d'elle et a dû supporter la douleur de la trahison d'Arin – elle dont l'éducation entière lui souffle de tout faire pour se venger. Mais, quand il a fallu choisir son camp, elle a préféré, à son tour, l'impensable : sacrifier son bonheur pour celui des Herranis, céder à un terrible chantage qui la force à tourner le dos à Arin une bonne fois pour toutes. Elle est désormais la fiancée du fils de l'Empereur. S'ouvre, à la cour, un terrible jeu d'échec où Kestrel doit mentir à tout le monde, depuis le monarque – un homme sans pitié qui se délecte de la souffrance d'autrui – jusqu'à Arin lui-même, en passant par la masse des courtisans qui n'espèrent que sa chute.

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l'imagination d'une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple !

Un mois s'est écoulé depuis la fin du premier tome et nous retrouvons les personnages qui se sont installés dans leurs nouveaux rôles : Arin est à présent le gouverneur d'Herran et Kestrel vit au palais et est promise en mariage au fils de l'Empereur.
Cette suite est particulièrement cruelle pour Arin et Kestrel. Ils ne parviennent pas à oublier ce qu'ils ressentent l'un pour l'autre et pourtant, il le faut. Arin ne comprend pas comment la jeune femme ait pu changer à ce point et choisir d'épouser le prince Verex. Kestrel, quant à elle, refuse d'avouer au Heranni que toutes les décisions qu'elle a dû prendre découlent du sacrifice de sa liberté, pour aider Herran et, surtout, Arin.
Lorsque les deux personnages se rencontrent, le lecteur assiste, impuissant, à une Kestrel brisant peu à peu le cœur de celui qu'elle aime pour le protéger mais également, fidèle à elle-même, pour ne pas trahir un père qu'elle aime (beaucoup trop si vous voulez mon avis ! Grrr).

Si la jeune femme porte ce second tome (à mon sens), Arin n'est absolument pas oublié et, le narrateur alterne régulièrement entre Arin et Kestrel pour nous offrir une superbe vue d'ensemble et impliquer le lecteur dans les moindres secrets.

Et des secrets, croyez-moi, il y en aura! 




Les nouveaux personnages:
- Verex, le Prince, qui ne semble pas particulièrement ravi de devoir épouser Kestrel. Mon chouchou N°1; un personnage qu'on ne peut PAS ne pas soutenir lorsque l'on comprend avec quel genre de père il a grandit.
- Tensen, le "ministre de l'agriculture" à Herran qui n'est autre qu'un maître-espion et qui se rapprochera de Kestrel.
- Roshar, mon chouchou N°2 qui n'est ni un Herrani, ni un Valorien... Je n'en dis pas plus!

Le petit plus : 
L'auteure n'oublie pas les mémoires les plus pourries (comme la mienne) et nous offre de subtils (mais parfois nécessaires) rappels concernant le premier tome. Merci madame Rutkoski !

Le sujet douloureux...
Concernant la fin... Vous vous rappelez de la fin du premier tome ? Ahaha. C'était une fin douce, une fin de conte de fée en comparaison. Oui, c'était un petit suspens ridicule comparé au *##/!?< de cliffhanger de MALADE qui vous attend dans The Crime !


Bref, The Crime est un tome où se mêlent trahisons, alliances politiques, stratégies (militaires ou non) et espionnage. Nous retrouvons des personnages hautement investis pour changer les choses quitte à sacrifier leur propre bonheur. L'auteure, Marie Rutkoski, nous prouve encore une fois qu'elle manie l'art du suspense avec brio tout en enrobant l'intrigue d'une écriture à 100% maîtrisée.

dimanche 24 septembre 2017

Illuminae T1: Dossier Alexander - Amie Kaufman & Jay Kristoff

Auteurs: Amie Kaufman & Jay Kristoff
Éditions: Casterman
Prix: 19.90 €

Illuminae est de loin, le livre le plus original que j'ai pu lire en 2017. Voir depuis toujours.
Je n'avais jamais eu l'occasion de découvrir un roman écrit dans un format si particulier et je me suis véritablement régalée.
De plus, je lis peu de science fiction donc on peut dire que Illuminae fut une vraie bouffée d'air frais. Pour autant, je n'ai pas eu de coup de cœur.

Résumé: Ce matin de 2575, lorsque Kady rompt avec Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L'après-midi même, leur planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi - BeiTech. Obligés de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l'Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l'aide d'Ezra - le seul en qui elle peut avoir confiance -, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu'ils sont toujours traqués par BeiTech, l'Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d'une façon étrange...

Ce que j'ai aimé :
  • Le format, donc. Ce livre est en fait un immense rapport avec toutes ses pièces jointes. On y trouve des rapports officiels, des interviews, des extraits de discussions en ligne, des pages de journal personnel, des pages internet etc... Bref, un régal ! Malgré ses 600 pages, le lecteur ne voit pas vraiment le temps passer grâce à cela. Je vous mets quelques photos des premières pages pour ne rien spoiler !


  • L'intrigue est intéressante et j'ai particulièrement aimé le fait de me retrouver tout de suite au cœur de l'action. Dès les premières pages, nous retrouvons un interrogatoire des personnages principaux dans lequel ils expliquent l'attaque qui a eu lieu à la colonie Kerenza. Tout de suite, ça explose dans tous les coins et la panique est présente alors... Plouf ! Le lecteur tombe dedans lui aussi !
  • Kady et Ezra sont deux adolescents au caractère bien trempé (surtout Kady) et à l'humour cynique. A eux deux, les différents échanges sont pleins de vie... Peut-être un peu trop mais j'y reviens dans la deuxième partie de la chronique !:)

Ce que je n'ai pas aimé
  • Même si les personnages sont tops, une chose m'a particulièrement agacée. Lors des échanges entre Kady et Ezra, les héros prennent le temps de ressasser le passer, de blaguer voire de flirter. C'est une chose plutôt top en général... Sauf que là, ils le font même quand chaque minute est précieuse pour leur survie. C'était TELLEMENT FRUSTRANT OH MON DIEU CA M'A TROP ÉNERVÉE! Arg !
  • J'ai eu un peu de mal à suivre à certains moments car je ne suis pas habituée à la science fiction. De plus, ici, on assiste à des rapports entre officiels ou des échanges entre les personnages qui sont beaucoup plus calés que moi, simple petite lectrice. Bref, j'ai parfois lutter pour réussir à suivre à cause d'un vocabulaire militaire (genre sur les vaisseaux ou les combats par ex) ou bien spacial un peu compliqué.

En bref. Je ressors un peu perdue. D'un côté j'ai totalement adoré adoré adoré le format mais d'un autre, certaines choses m'ont agacée ou perdue et du coup, si je ne lis pas la suite je survivrai... Mais j'ai encore envie de m'amuser avec ce format et savoir comment tout ça finit me plairait bien aussi!
Help.



jeudi 21 septembre 2017

The Rain - Virginia Bergin

Auteur: Virginia Bergin
Éditeur: Bayard
Prix: 15,90 €

Un roman brillant dont la force réside dans un parfait dosage entre simplicité et horreur.

Résumé : Une pluie mortelle s'abat sur la Terre: l'humanité est menacée de disparition. Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père.
Je m'appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d'être encore en vie.
Question: quand faut-il abandonner tout espoir?
a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus.
b) Dans deux semaines, environ.
c) Jamais
d) J'imagine qu'il pourrait y avoir un d), mais s'il existe, je ne l'ai pas encore trouvé...

Ruby est une adolescente comme les autres et pour qui la popularité est particulièrement importante... Bon, c'est limite une « mean girl » en fait. Le soir de la fête chez Zak, elle embrasse ENFIN Caspar et se dit que la soirée est parfaite. Elle ne pouvait avoir davantage tort.
« C'est dans la pluie » diront les médias, peu de temps avant de rendre l'antenne. Oui, si la moindre goutte de pluie vous touche, il ne vous reste alors que très peu de temps à vivre. Malheureusement, la grande majorité de l'Angleterre, en ce jour férié, profitait des premiers rayons de soleil lorsque les premières gouttes sont tombées... Ruby part retrouver sa mère et son beau-père et ils tenteront alors de survivre ensemble.


Quels débuts ! Les premiers chapitres sont tout simplement à couper le souffle en terme de tension. Après avoir englouti une bonne partie du roman j'ai honnêtement dû le reposer car, dans la première moitié, il y a une ambiance réellement glauque et oppressante. Il y avait déjà une chose par-ti-cu-liè-re-ment dérangeante qui me perturbait depuis un bon moment dans le roman mais, après un énième coup de massue, je me suis résolue à faire une pause.
Ruby s'adresse aux lecteurs dans ce livre, ce qui est une chose qui pourrait éventuellement gêner certains. En fait, elle s'adresse à ceux qui auraient pu survivre à l'apocalypse et trouver ses écrits. Elle n'est, bien évidemment, pas du tout opposée à ce qu'on adapte sa vie en film mais attention à bien passer certaines scènes gênantes sous silence (c'est important pour elle) ! ;)

J'ai beaucoup aimé, également, l'explication concernant le danger. Très vite, on SAIT pourquoi la pluie se met soudainement à tuer les humains et j'ai trouvé l'explication plutôt simple mais très bonne. Voire même plausible.

Alors oui, comme je le disais, il y a un sacré contraste entre la personnalité de Ruby et l'atmosphère qui l'entoure et l'oppresse. Cette jeune femme se montre tellement humaine à travers ces épreuves ; je pense que c'est ce qui fait la qualité de ce roman YA. L'héroïne réagit comme n'importe quelle personne lambda et se raccroche à ce qui pouvait avoir de l'importance dans sa vie « d'avant » ; comme le fait de pouvoir entrer dans les magasins de luxe pour s'habiller, juste parce qu'il sont vides. On pourrait trouver ça idiot ; après tout, elle devrait penser à trouver de l'eau, de la nourriture... Et pourtant, j'ai particulièrement adoré le fait que lorsque Ruby se retrouve dans une situation tellement énorme et très dure à encaisser, elle se raccroche à ce qu'elle connaît : l'apparence, le désir de plaire, les vêtements, le maquillage et la réputation. 

La fin est PARFAITE, vraiment très habile... Enfin c'est ce que je me suis dis quand je pensais que ce livre était un one-shot. J'espère que l'auteure va autant assurer pour la suite que pour ce premier tome !

En bref, The Rain est un roman apocalyptique au rythme fou. Le lecteur se retrouve plongé dans une ambiance stressante à souhait avec une jeune femme à l'esprit vif et, malgré tout, qui garde un humour ironique et pince sans rire absolument délicieux.

Je précise que je suis allée jeter un œil aux chroniques anglophones et on trouve vraiment de tout ! Depuis ceux qui pensent que ce roman relève du génie à ceux qui aimeraient se faire rembourser leur temps de lecture ! Honnêtement, je pense que si on passe à côté du ton qui passe de l'horrible au léger, de la fin du monde à l'ironie sinistre, alors ce livre pourrait ne pas plaire aux plus sérieux d'entre vous.